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Ce 31 janvier à minuit, le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne. Ce départ intervient à la suite d’un long processus de négociations et d’un accord approuvé le 29 janvier 2020, par le Parlement européen, au cours d’une session empreinte d’émotion, mais aussi des dernières provocations du député britannique eurosceptique Nigel Farage.

Le Brexit, s’il vient contenter de nombreux ressortissants britanniques ravis de quitter, selon leurs propres termes, la farce qu’est l’Union européenne, en laisse beaucoup d’autres sur le carreau. Qu’adviendra-t-il de ces écossais et de ces irlandais du Nord qui se sentent trahis et contraints de quitter l’Union ? Et qu’adviendra-t-il de nos confrères britanniques installés en Belgique et inscrits au tableau, sur notre liste E ? Ils n’ont de seul tort que d’avoir exercé leur liberté d’établissement dans le pays de leur choix. Ils y ont installé leur cabinet, leur famille, leur vie….. Et demain ?

Fort heureusement, l’accord avalisé ce 29 janvier 2020 garantit le droit de nos confrères à rester inscrits sur notre liste E, sur base d’une reconnaissance des qualifications professionnelles devant intervenir avant le 31 décembre 2020. Cette date est, en effet, la fin d’une nouvelle phase de transition afin d’arriver à un accord d’association politique et de libre-échange entre le Royaume-Uni et l’Union. Que nos confrères britanniques se rassurent ! En cas d’absence d’accord à l’issue de cette phase, la Belgique a voté une loi qui devrait garantir leur exercice de la profession.

Si nos confrères britanniques peuvent être rassérénés, je ne le suis qu’à moitié en regardant ce qui reste de l’Europe et en y observant la montée des démagogues qui exacerbent le nationalisme, la xénophobie et le racisme. Résonnent aussi à mes oreilles, les propos de l’eurodéputée espagnole, Garcia Perez : « Aujourd’hui est un jour très triste pour l’Europe. Nous respectons la décision du peuple britannique, mais (nous dénonçons) les responsables politiques qui ont influencé l’opinion britannique à travers une campagne populiste et de désinformation. Le populisme a obtenu une victoire par sa meilleure arme, le mensonge ».
Pourtant comme elle, je reste persuadée que les valeurs fondatrices de l’Union triompheront de ceux-là même qui veulent les détruire et qu’il nous appartient, à nous, citoyens et avocats, de les défendre !

Isabelle Andoulsi
Membre du conseil de l’Ordre chargée des relations européennes et internationales